De l’air frais ou tout simplement du vent ?
Bonjour,
Heureusement pour moi, j’étais assis, devant mon écran (inutile de vous le préciser, je crois), quand j’ai lu cet article paru dans Le Monde, signé par Sophie Landrin et relatant des propos d’Henri Guaino, le percolateur des discours de notre Président en Chef.
Je me suis d’abord demandé si le vent était nul à Seignosse. Ce qui aurait pu expliquer la teneur pour le moins surprenante des propos retranscrits ; les vapeurs d’alcool,
concentrées suite à un repas a priori bien arrosé et non dispersées par le vent, auraient ainsi eu leurs effets, soit chez l’Orateur, soit chez la Journaliste, voire sur les deux à la
fois.
Henri Guaino a dégainé un texte qui est loin d’être une rengaine, du moins jusqu’ici, en faisant le procès du Capitalisme financier.
On y lit, tenez-vous bien, à propos des Traders, «qui ne produisent pas grand chose et qui s'enrichissent sur l'intelligence des autres, c'est-à dire des entrepreneurs » et
« Les sommes gagnées par les traders ne sont justifiées par rien ! »
Ceci n’est pas sans rappeler mes propos écrits par ici. Serions-nous désormais 2 à nous en plaindre ?
Puis, je me suis dit qu’il avait peut-être tout simplement prêché là le faux, ne serait-ce que pour tester les réactions de la salle (étendue à Internet), avec pour seul objectif celui de peaufiner un futur discours actuellement en cours de percolation pour la Présidence. Peut-être n’était-ce donc là que du vent pour détecter les quelques petites braises qui couvaient de-ci de-là.
Mais après tout, depuis son poste d’observation peut-être a-t-il aussi vu le vent tourné et entendu au loin sourdre le vent de la révolte ? Alors avant qu’un vent de panique ne s’empare des Politiques, il a lancé cette espèce de contre-feu préventif. Bref, il a débroussaillé le terrain en prévision d’un éventuel embrasement des Cités.
Mais La City, quant à elle, a déjà malheureusement coupé court à tout espoir de maîtrise ou de limitation des excès des Traders…
Alors devant les dangers du G20 et son atmosphère lourde, je retiens ma respiration… (Merci donc pour cette petite bouffée d’air frais qui me permet de tenir en attendant).
Je retiendrais aussi de cette anecdote que : comme le vent, l’espoir fait vivre, même s’il s’avère n’être fondé finalement que sur du vent !
Cordialement
Jacques Le Bris
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