La 40ème larmoyante
Si vous avez l'habitude de passer par ma page d'accueil, vous aurez remarqué qu'à la fin du printemps 2009, il y a eu selon le FDIC* pas moins d'une quarantaine de banques qui ont fait faillite aux USA depuis le début de l'année.
Soit 54 en tout depuis le 19 septembre 2008, le jour où l'incertitude prenait fin grâce à l'ineffable George W qui mélangea, sous la pression de ses Marionnettistes, et ce à l'encontre de ses principes ultralibéraux clairement affichés jusque là, deux produits incompatibles que sont :
- d'une part, l'argent fictif issu des ordinateurs réglés sur des algorithmes des plus fous permettant de tondre les apprentis spéculateurs attirés par la publicité et les mauvais conseils diffusés sans retenue par les Banques dirigées par des maffieux.
- et d'autre part, l'argent correspondant aux richesses réellement produites issues de notre sueur, voire de notre sang.
Or à Toulouse, nous savons tous très bien, grâce à la douloureuse expérience AZF, ce que peuvent faire deux produits chimiques "incompatibles" lorsqu'ils sont mis en présence l'un de l'autre par inadvertance. Cela fait : Crac Boum !
Pour l'économie, nous constatons tout aussi amèrement les effets de ce Krach et ses répliques dont les échos ne sont pas près de s'estomper.
Ceci, d'autant que les Grandes Banques Américaines, réanimées par les contribuables à l'insu de leur plein gré, sont reparties dans les mêmes errements qui les ont menées à la catastrophe.
Hier, ces Banquiers hypnotisés par leur cupidité extrême étaient devenus fous. Aujourd'hui, ils sont complètement écervelés, car ils ont déjà totalement oublié le coup de semonce !
Les grandes banques américaines ont réussi en quelques mois à tondre les nouveaux spéculateurs qui pensaient faire de bonnes affaires en entrant sur les marchés financiers au moment où ils croyaient les situer au creux de la vague. Les pauvres !
En fait, nous vivons là, je crois, un phénomène identique à celui qui a conduit à la disparition des Dinosaures. Suite à un évènement cataclysmique, la plupart des dinosaures sont morts du traumatisme initial, puis des conditions météorologiques bouleversées par le premier choc et enfin les plus puissants d'entre eux, placés au sommet de la chaine de prédation, sont morts tout simplement de faim.
La disparition de ces dizaines de banques n'est qu'un commencement dont nous connaissons donc a priori la suite.
Alors allons-y rapidement et qu'on en finisse !
Les Dragons de la Finance vont bientôt cracher tous leurs feux en arrosant à
coup de super bonus leurs meilleurs agents digestifs.
Encourageons-les de toutes nos forces !
Que les Banques se bouffent rapidement les unes les autres ! Nous pourrons alors passer aux choses
sérieuses : l'économie solidaire, le respect de la Terre, etc. En laissant libre cours à la Mesure, l'Intelligence et le Partage...
Enfin ! Il serait grand temps !
Cordialement
Jacques Le Bris
* Federal Deposit Insurance Corporation, un organisme chargé d'assurer les dépositaires de fonds dans les banques américaines qui vient de fêter son 76° anniversaire le 16 juin.























