Vous avez dit : IRRESPONSABLE
Bonjour,
Aujourd'hui, jour de la Toussaint 2011, j'ai entendu souvent le mot irresponsable. Nous sommes au lendemain du jour où George Papandreou s'est proposé de demander au Peuple grec, par voie de référendum, son avis sur ce qu'avait décidé pour lui le couple Merkel-Sarkozy.

Au simple mot référendum, les bourses se sont affolées et voilà ce que cela donne au niveau de la clôture du CAC40 : -5,38 %
Figurez-vous que ce n'est pas le record, car il est toujours détenu par... devinez qui ?
Nicolas Sarkozy, notre champion national toute catégorie avec un -5,45 % obtenu le 11 août 2011 (pendant que vous aviez le dos tourné).
Rappel des faits : Il se trouve que le 10 août 2011 un anonyme inquiet de la situation de l'Europe en plein mois d'août se demandait, sur une radio dont la thématique est l'économie, ce que faisait le Gouvernement français. Ce propos ayant dû tomber dans l'oreille de notre Président, ce dernier a cru bon de montrer toute l'étendue de son dynamisme en convoquant séance tenante une réunion de crise à l'Elysée.
Cette annonce est tombée à 10heures du matin le 11 août. Les gens, surpris par cette annonce si soudaine, ont surtout été inquiets par l'objet réel de cette réunion en urgence. Que pouvait donc être de si important pour déranger ainsi nos Ministres en plein mois d'août ? Les Pékins avaient encore en mémoire l'impavidité de ceux-ci durant l'été 2003 à l'annonce des dizaines de milliers de morts dus à la canicule... Cette inquiétude générale a été immédiatement enregistrée via son impact négatif sur la courbe du CAC40.
Après une légère amélioration à l'ouverture de ladite réunion, la valeur du CAC40 n'a fait que dégringoler tout au long de cette séance car rien ne justifiait aux yeux des observateurs l'organisation de cette réunion ce jour-là, d'où le résultat de cette incertitude non levée : une anxiété généralisée.
Alors s'il est devenu irresponsable de prononcer dans une démocratie le mot référendum, qu'en est-il des mots : "réunion de crise" ?
La morale de cette histoire est que malheureusement le système financier actuel s'oppose au concept même de la Démocratie et impose donc sa dictature, inhumaine car bêtement aveugle et surtout sensible aux seules rumeurs.
La morale de cette morale, c'est que nos représentants élus démocratiquement ne s'en offusquent pas et continuent à encenser cette dictature qui est la négation même de tout progrès social !
Cordialement
Jacques Le Bris























