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Le blog de Jacques Le Bris

Articles avec #mes brisees

TOP Homonymie

, 12:45pm

Publié par Le Blogmestre

 


Si j'ai choisi cette image pour représenter cette page, ce n'est pas dû au hasard. D'une part, cette toile de René Magritte est intitulée "la grande famille"... Et d'aucuns penseront immédiatement que je suis un drôle d'oiseau, mais vous comprendrez mieux le pourquoi de ce choix en lisant ce qui suit.

Celles et ceux qui me recherchent sur la Toile ont parfois du mal à me trouver du simple fait que j'ai de très nombreux homonymes parfaits contemporains. Rien que sur ce site vous pouvez en dénombrer 48 ! Et quelques imparfaits (ceci n'ayant rien à voir avec leurs qualités intrinsèques).

  Nouveau :

 
 
En ce moment sur la Twittosphère :
 
Tweets contenant Le Bris Tweets de Le Bris
 
 
Le grand père du premier Français ayant volé sur un engin plus lourd que l'air s'appelait déjà Jacques Le Bris, c'est dire !
Hé oui ! Contrairement à ce que pense le Toulousain moyen ce n'est pas Clément Ader natif de Muret. Ce dernier n'a inventé que le mot "avion" et mis un moteur sur un appareil ressemblant à une chauve souris.
Jean-Marie Le Bris ce pionnier de l'aviation a donné son nom à un groupe scolaire et même à une marque enregistrée à l'INPI.
 
"Sarpant nij" (Le cerf-volant)
Extrait du nouvel album de Seven Reizh "La barque ailée".
Le clip raconte l'histoire du premier vol humain en 1856, grâce à une machine plus lourde que l'air inventée par Jean-Marie Le Bris.
Composition : Claude Mignon
Texte : Gérard Le Dortz
Chant kabyle : Farid Aït Siameur
Chant breton : Bleunwenn Mével
 
 
 

Pour emmêler un peu plus les esprits, un aviateur célèbre du temps de l'Aéropostale s'appelait Joseph Le BriX. Il a même hérité en sa mémoire d'une passerelle à Toulouse et d'un pont tout neuf près de son lieu de naissance, tous deux à son nom.
C'est vrai, une seule lettre les sépare, un Internaute anonyme a même dit que c'était une lettre de noblesse :

 

LE BRIS ET LE BRIX : une seule lettre les sépare....

...mais c'est sans aucun doute une lettre de noblesse.



JEAN-MARIE LE BRIS 1817-1870

 

On sait qu'il y a eu de nombreux Bretons parmi les pionniers de l'aviation. Le terme même d'aviation a été inventé par un Breton : Gabriel de La Landelle. Officier de Marine, il fut le premier collecteur des travaux effectués en matière d'aéronautique. C'est lui qui, le premier, utilisa le terme aviation, issu de la racine latine avis (oiseau) que l'on retrouve aussi dans aviculture.


Quant à Jean-Marie Le Bris (1817-1870), tombé dans l'oubli, les Français l'ont redécouvert lors d'une exposition sur l'aviation à Paris en 1998. Son planeur avait été reconstruit pour l'occasion et il occupait la première place bien méritée dans l'ordre chronologique de l'exposition qui s'étendait sur toute la longueur les Champs-Élysées, allant du planeur de Le Bris aux chasseurs de combats.


Qui était ce Jean-Marie Le Bris ? Certes, un marin breton né à Concarneau, un explorateur, un naturaliste, mais aussi un inventeur et un pionnier. Il est le premier à avoir effectué un vol tracté (1856). Presque 50 ans avant le premier vol motorisé des frères Wright.


Le Bris de toute évidence fut un homme extraordinaire. Capitaine du vaisseau La Bretonne à l'âge de 26 ans, il parcourt les océans, prend des notes, fait de nombreux dessins. Il était doté d'un sens de l'observation remarquable. Au cours de ses voyages autour du monde, il observait en particulier le vol des oiseaux et de là naquit son rêve de voler et de construire une machine capable de voler. De retour en Bretagne il se mit à construire des machines en bois et en toile dans l'idée de les faire voler.


Ses planeurs avaient vraiment l'élégance de l'oiseau. Le Bris avait aussi bien compris le principe de Bernoulli, la curvature du dessus des ailes, indispensable au vol. Posé sur une charrette tirée par des chevaux au galop, l'Albatros décollait quand la vitesse engendrait une portance suffisante !


Le même système est toujours utilisé aujourd'hui mais avec des voitures. Les ailes, d'une envergure de 18 mètres pour le deuxième prototype, étaient mobiles et Le Bris pouvait en modifier l'incidence. Il déposa en 1857 un brevet suggérant le lien entre l'incidence et la portance de l'aile du planeur.


Lors du premier vol en 1856 sur la plage de Trefeuntec, près de Douarnenez, l'Albatros garda une ligne de vol correcte grâce au poids du conducteur happé et suspendu tout le long du vol par un bout ! Le Bris se cassa la jambe lors de l'essai suivant.


Sans se décourager, Le Bris construisit un deuxième Albatros, plus léger et mieux équilibré. Il volera plusieurs fois correctement avec un lest en 1867 mais sera complètement détruit lors du premier vol avec Le Bris à bord. Le Bris survécut mais sera ruiné financièrement. Sans mécène, il essayera vainement de convaincre les autorités, mais Napoléon III était alors bien plus intéressé par le chemin de fer que par le vol des oiseaux et la possibilité, pour les humains, de les imiter.

 


-SOURCE ABP-



JOSEPH LE BRIX 1899-1931

 

Dans le cimetière de Baden, très beau monument recouvre la tombe de l'héroïque "Chevalier du Ciel" Joseph LE BRIX, né à Baden le 22 février 1899. Fils d'officier de marine, après l'Ecole Navale, sa passion de l'aviation le conduit à l'école des officiers de l'Aéronautique en 1924, où il obtient son brevet de pilote l'année suivante. En 1927, il se lance dans l'Aventure qui le conduira à la gloire. Avec Dieudonné COSTES, à bord d'un BREGUET BR 19 le "NUNGESSER et COLI", il effectue la première traversée de l'Atlantique Sud, sans escale (3400 km), entre St Louis du Sénégal et Natal (Brésil), en 18 h 05 le 14 octobre 1927. Les deux pilotes bouclent ensuite le tour du monde, par étapes, avant de rejoindre Le Bourget, le 14 avril 1928, où ils sont accueillis triomphalement.

En 1931, Joseph Le Brix bat 9 records du monde de distance et de durée. Le 11 septembre 1931, avec ses équipiers MESMIN et DORET, il tente le raid "PARIS TOKYO" avec un appareil D 33 DEWOITINE "Le Trait d'Union". Le 12 septembre, vers 6 heures, par très mauvais temps, l'avion s'écrase dans les montagnes de l'Oural. Seul survivant, DORET fera le récit de l'accident. En trouvant la mort, Joseph LE BRIX partagea sans doute volontairement le sort de son ami MESMIN qui n'avait pu ajuster son parachute. Sublime sacrifice de ce "pionnier des Airs" qui repose en terre natale.

 


-SOURCE MAIRIE DE BADEN-

 

 

Rubrique anecdote :

 

 

Alors pourquoi tant d'homonymes parfaits ?
Parce que le nom "Le Bris" est fort répandu.
Vous aurez une idée des naissances enregistrées en France entre 1891 et 1990 et de la répartition actuelle en France de ce nom par ici ou par là.
C'est un nom on ne peut plus breton qui veut dire bigarré (J'ai moi-même quelques taches sur le visage) alors que breton vient de brit un vieux mot qui veut dire coloré... Marques des habitants de l'actuelle Grande Bretagne.

Anecdote supplémentaire, mon père né en 1927 s'appelait Pierre. Or, j'ai appris récemment qu'un Pierre Louis Le Bris, né à Brest en 1929, était très célèbre en Allemagne en tant qu'acteur, alors qu'il est resté parfaitement inconnu en France. Ce n'est pas trop étonnant puisqu'il a fait carrière sous le nom de Pierre BRICE (Voir la fiche qui lui est consacré sur Wikipédia).

Avec Internet il est facile de retrouver la trace de mes homonymes. Rien que sur Viadeo, un réseau social bien connu, il y en a plus de 600 recensés au moment où je vous écris. De même, sur Xing  (18) ou sur LinkedIn (655) deux autres réseaux sociaux, le premier d'origine allemande, le second d'origine américaine.


Souvent les robots de Google vous amènent ici, probablement parce qu'il y a à la fois une consonnance et une ressemblance avec le nom du charmant village de Briis-sous-Forges que vous recherchez ! Mais ce n'est pas de ma faute si les robots aiment bien ce blog, car j'ai indiqué que ce chemin était une fausse piste (d'atterrissage) sur ma table d'orientation.
Briis vient d'un mot équivalent à boue et fange et cela n'a rien d'étonnant pour quelqu'un connaissant la topographie des lieux. Et cela n'a rien à voir avec "Le Bris".

Seulement voilà, le hasard fait mieux les choses qu'il n'y parait de prime abord.
Les robots n'avaient pas assez de renseignements pour trouver le véritable lien.
Il se trouve que mon arrière grand père à qui je dois ma calvitie, né Pasco, avait migré depuis sa Bretagne natale (lui aussi) pour s'établir à Briis dans une ferme qui porte encore son nom (mentionnée sur une page du site local). Il ne savait pas que l'une de ses petites filles allait vivre dans le village voisin, Forges-les-Bains, et épouser mon père.
Je connais donc bien ce village où je compte encore de très nombreux cousins et pour avoir vécu plus d'un quart de siècle dans le village voisin
On peut se demander pourquoi les Brissois ont conservé la mention "sous Forges" qui n'a heureusement rien de dévalorisant. Elle précise simplement que le village est en son aval et que le clocher de son église est lui aussi situé plus bas que son homologue forgeois...

Maintenant, si un certain Robert Le Bis y a sa place pour avoir autrefois officié en tant que curé de 1772 à 1791, ce n'est certainement pas par hasard ! Mais c'est une autre histoire qui s'est mal terminée pour lui. Le comble pour Le Bis a certainement été de se faire traiter d'original...
 
Rubrique souvenir :)
 
 

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