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Le blog de Jacques Le Bris

Tout est pardonné, enfin presque.

3 Mars 2015, 08:12am

Publié par Blogmestre

Une émission collector avec Madonna et Luz

Une émission collector avec Madonna et Luz

 

Luz remerciant Madonna et Angela Merkel pour leur soutien [gorge] :)

Luz remerciant Madonna et Angela Merkel pour leur soutien [gorge] :)

Une météo inspirée

 

Les Toulousains auront apprécié le fameux 10°C et les inconditionnels de Natacha Polony son look de la soirée :)

Bref :

 

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De 1740 à 1749, Histoire de s'amuser

28 Février 2015, 20:03pm

Publié par Blogmestre

Bal masqué donné par le roi Louis XV dans la Grande Galerie à l'occasion du mariage de Louis, Dauphin de France, avec Marie-Thérèse, infante d'Espagne, du 25 au 26 février 1745. (À gauche les ifs ; à droite les Turcs)

Bal masqué donné par le roi Louis XV dans la Grande Galerie à l'occasion du mariage de Louis, Dauphin de France, avec Marie-Thérèse, infante d'Espagne, du 25 au 26 février 1745. (À gauche les ifs ; à droite les Turcs)

 

 

Bonjour,

 

Cela fait près de quatre siècles et demi que nous avons remontés ensemble. Nous sommes toujours au "Siècle des Lumières" d'ailleurs, les Illuminatis vont alors être créés en Bavière...

Je poursuis l'aventure, histoire de nous amuser un peu dans ce monde de crapules.

L'invention de l'imprimerie m'a obligé à modifier le protocole de création des tweets de mon Histoire ancienne.

 

Rappel : Je réalise donc sur Twitter une série de tweets qui sont construits comme suit :

- Je constate le mois courant : au moment où j'écris cet article c'est février (2015)

- Je relève sur mon compteur le nombre de mes amis : 1740 (pour commencer)

- Je vais sur Wikipedia, j'interroge ce mois et le nombre d'amis courant.

- Je choisis arbitrairement un évènement marquant proposé (De plus en plus de Twittos créant des tweets sur l'histoire, Twitter est devenu ma source principale pour guider ma décision d'émettre tel ou tel évènement.)

- Je tweete à propos de l'évènement sélectionné

 

Voici ce que cela donne de février 1740 à février 1749.

 

 

 

 

Les ancêtres de la boxe sont le pugilat et le pancrace, sports de combat au corps-à-corps dont des scènes sont représentées dans la civilisation sumérienne, égyptienne et grecque. Le premier champion olympique du pugilat est Onomaste de Smyrne (en) en 688 av. J.-C. alors que Tissandre de Naxos triomphe quatre fois dans cette discipline en 572, 568, 564, et 560 av. J.-C., record inégalé depuis. Le pugilat est interdit en 392 par l'empereur chrétien Théodose Ier. Aucun historien ne peut dire que cette pratique a complètement disparu entre ce moment-là et sa réapparition en Angleterre au XVIIe siècle, la noblesse britannique se divertissant alors en pariant sur des « rencontres de pugilat » clandestines.

Jack Broughton est un boxeur anglais combattant à mains nues né le 5 juillet 1704 à Baunton et mort le 8 janvier 1789 à Londres. Il est célèbre pour avoir codifié en 1743 les premières véritables règles de ce sport : les règles du London Prize Ring.

 

 

 

 

Né Mayer Amschel Bauer le 23 février 1744 dans le ghetto juif de Francfort-sur-le-Main dans l'ouest de l'Allemagne, fils de Moses Amschel Bauer, il changea son nom en Rothschild (que l'on peut traduire en français par bouclier ou écusson rouge), en référence au bouclier rouge, symbole de la maison familiale puis devenu celui de la banque et du commerce de prêt sur gage créés par son père Moses.

La fortune de Mayer Rothschild démarra avec ses affaires avec Guillaume Ier, électeur de Hesse-Cassel. Guillaume avait hérité de ce qui était considéré comme l'une des plus grandes fortunes d'Europe et en vint à dépendre en grande partie de Mayer pour la gestion de celle-ci, en particulier pendant et après l'occupation de la région par Napoléon (Guillaume partit alors en exil pendant plusieurs années, confiant à Mayer la gestion de sa fortune).

Par la suite, ses enfants seront envoyés dans les grandes capitales européennes, notamment Nathan à Londres et James à Paris, où ils créeront des institutions financières puissantes, contribuant à la création de la "dynastie" financière des Rothschild.

Mayer Amschel Rothschild est mort le 19 septembre 1812 à Francfort. Il a été anobli à titre posthume en 1817 par l'empereur François Ier d'Autriche.

 

 

 

 

 

Marie Josèphe Caroline Éléonore Françoise Xavière de Saxe (en allemand : Maria Josepha Karolina Eleonore Franziska Xaveria von Sachsen), née le 4 novembre 1731 à Dresde et morte le 13 mars 1767 à Versailles, est dauphine de France par son mariage avec le dauphin Louis Ferdinand, fils de Louis XV.

Fille d'Auguste III, roi de Pologne et électeur de Saxe et de Marie-Josèphe d'Autriche, elle épouse en 1747, Louis, fils aîné de Louis XV, roi de France et de Navarre, et de Marie Leszczyńska. Elle est la mère des trois derniers rois de France de la Maison de Bourbon ayant effectivement régné : Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.

 

 

Les Illuminés de Bavière (ou parfois Illuminati de Bavière) (en allemand der Illuminatenorden) furent une société secrète allemande du XVIIIe siècle qui se réclamait de la philosophie des Lumières.

Fondée le 1er mai 1776 par le philosophe et théologien Adam Weishaupt à Ingolstadt, elle eut à faire face à des dissensions internes avant d'être interdite par un édit du gouvernement bavarois en 1785 et de disparaître peu après.

De nombreux mythes et théories du complot ont prétendu que l'ordre survécut à son interdiction et qu'il serait responsable, entre autres, de la Révolution française, de complots contre l'Église catholique romaine ainsi que de la constitution du nouvel ordre mondial.

 

 

J'espère que cela vous a appris quelque chose en vous amusant.

 

Cordialement

Jacques Le Bris

 

P. S. : Si vous voulez poursuivre cette investigation amusante, je vous rappelle que cet article fait partie de la série  Histoire ancienne

 

 

 

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De 1730 à 1739, Histoire de s'amuser

23 Février 2015, 10:16am

Publié par Blogmestre

Le Palais Brongniart

Le Palais Brongniart

 

 

Bonjour,

 

Cela fait bien plus de quatre siècles que nous avons remontés ensemble. Nous sommes au "Siècle des Lumières".

Je poursuis l'aventure, histoire de nous amuser un peu dans ce monde de crapules.

L'invention de l'imprimerie m'a obligé à modifier le protocole de création des tweets de mon Histoire ancienne.

 

Rappel : Je réalise donc sur Twitter une série de tweets qui sont construits comme suit :

- Je constate le mois courant : au moment où j'écris cet article c'est février (2015)

- Je relève sur mon compteur le nombre de mes amis : 1730 (pour commencer)

- Je vais sur Wikipedia, j'interroge ce mois et le nombre d'amis courant.

- Je choisis arbitrairement un évènement marquant proposé (De plus en plus de Twittos créant des tweets sur l'histoire, Twitter est devenu ma source principale pour guider ma décision d'émettre tel ou tel évènement.)

- Je tweete à propos de l'évènement sélectionné

 

Voici ce que cela donne de février 1730 à février 1739.

 

Le cardinal Vincenzo Maria Orsini est élu pape le 29 mai 1724 (successeur d'Innocent XIII), prit d’abord le nom de Benoît XIV mais très rapidement changea pour celui de Benoît XIII, sans doute après avoir constaté que le précédent « Benoît XIII », pape d’Avignon durant le Grand schisme d'Occident, était considéré par l’Église comme un antipape.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet épisode tragique mérite qu'on s'y arrête.

Oppenheimer fonde une banque et une fabrique de porcelaine et s'enrichit énormément. Il s'octroie aussi une dîme sur chaque charge mise en vente et la gestion des biens des orphelins jusqu'à leur majorité, avec lesquels il spécule. Oppenheimer obtient aussi pour les Juifs des contrats de fournisseurs pour l'armée du Wurtemberg. Il réside alors dans un luxueux hôtel particulier, le Cygne d'or à Francfort et mène grand train. Il entretient ostensiblement une maîtresse chrétienne. Son enrichissement et son influence lui valent bon nombre d'inimitiés ; il devient l'une des personnes les plus haïes du duché. En 1735, son hôtel particulier est pillé. Ses ennemis l'accusent d'avoir des intérêts dans les maisons de jeux du duché. Les rumeurs malveillantes et les accusations qui courent sur lui n'empêchent pas le duc d'en faire son conseiller privé pour les finances en 1736. Les nobles essaient de le discréditer en susurant au duc qu'il lui revend des bijoux plus de trente fois leur prix d'achat, ce qui est vrai. Mais le duc a trop besoin de Süss. Outre les rentrées d'argent, il lui a permis de placer des hommes sûrs dans les principales charges publiques, de monter un efficace réseau d'espionnage au travers le duché et d'affermir son pouvoir.

Sur le plan politique, le duc prépare un coup de force contre le Parlement et les États pour abolir leurs privilèges, peut-être aussi pour convertir les habitants protestants au catholicisme. Oppenheimer, libre penseur et éloigné des questions religieuses, n'a semble-t-il joué aucun rôle dans cette décision mais il a probablement aidé le duc à préparer l'opération. Mais Charles-Alexandre meurt brutalement d'une embolie pulmonaire, le 12 mars 1737, avant la réalisation de son projet. Le Conseil de régence, qui découvre le coup de force en gestation, fait arrêter tous les collaborateurs du duc. Oppenheimer est arrêté à Francfort où il était parti mettre sa fortune à l'abri. Tous ses biens sont confisqués et son procès commence en décembre 1737, avec une longue liste de chefs d'accusation dont certains des plus improbables : pillage du duché, corruption, séduction de jeunes vierges chrétiennes, utilisation de magie noire pour envoûter le duc, etc. Il est condamné à mort le 13 décembre pour « haute trahison, vol, usurpations, escroquerie, violation des lois ». Il est pendu devant 12 000 personnes sur le plus haut échafaud d’Allemagne, dans une cage de fer, le 4 février 1738, plus pour des raisons antisémites que politiques. Ses complices chrétiens n'ont jamais été inquiétés. Ses derniers mots ont été "Shema Israel".

 

 

 

 

 

 

J'espère que cela vous a appris quelque chose en vous amusant.

 

Cordialement

Jacques Le Bris

 

P. S. : Si vous voulez poursuivre cette investigation amusante, je vous rappelle que cet article fait partie de la série  Histoire ancienne

 

 

 

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De 1720 à 1729, Histoire de s'amuser

22 Février 2015, 14:45pm

Publié par Blogmestre

L'hôtel de Sully où Voltaire se fit bastonner le 4 février 1726 sous les yeux du Chevalier de Rohan, comte de Chabot, son rival amoureux de Melle Lecouvreur.

L'hôtel de Sully où Voltaire se fit bastonner le 4 février 1726 sous les yeux du Chevalier de Rohan, comte de Chabot, son rival amoureux de Melle Lecouvreur.

 

 

Bonjour,

 

Cela fait plus de quatre siècles que nous avons remontés ensemble. Le 18e siècle nous a accueilli, il va bientôt devenir "le Siècle des Lumières".

Je poursuis l'aventure, histoire de nous amuser un peu dans ce monde de crapules.

L'invention de l'imprimerie m'a obligé à modifier le protocole de création des tweets de mon Histoire ancienne.

 

Rappel : Je réalise donc sur Twitter une série de tweets qui sont construits comme suit :

- Je constate le mois courant : au moment où j'écris cet article c'est février (2015)

- Je relève sur mon compteur le nombre de mes amis : 1720 (pour commencer)

- Je vais sur Wikipedia, j'interroge ce mois et le nombre d'amis courant.

- Je choisis arbitrairement un évènement marquant proposé (De plus en plus de Twittos créant des tweets sur l'histoire, Twitter est devenu ma source principale pour guider ma décision d'émettre tel ou tel évènement.)

- Je tweete à propos de l'évènement sélectionné

 

Voici ce que cela donne de février 1720 à février 1729, après deux séjours à la Bastille, Voltaire l'impertinent est contraint à l'exil loin de Paris.

 

 

 

 

Reddition du Général Burgoyne par John Trumbull.

 

 

 

 

« Ne frappez pas sur la tête »

 
« Il n’y avait pas à perdre une minute pour écraser Voltaire », conclut Michelet, qui voit dans ce qui va suivre non un conflit personnel, mais l’action « des prêtres », menés par le cardinal de Fleury, contre Mme de Prie et Monsieur le Duc, et contre Pâris-Duverney, secrétaire de ses commandements et quasi-ministre des Finances. « Un chevalier Rohan-Chabot, homme de peu, poursuit-il, se chargea de l’exécution. Le 1er février 1726, il accoste le poète au théâtre, et lui cherche querelle. [— “Arouet ? De Voltaire ? Comment vous appelez-vous donc ?”] ; Voltaire le cloue d’un mot [— “Et vous, Rohan ou Chabot ?”].
« Deux jours encore, avec persévérance, autre querelle au foyer, et il lève sa canne [— “Mon nom, je le commence, et vous finissez le vôtre !”] ; Mlle Lecouvreur, qui était là, s’évanouit. Enfin le 4, Voltaire dînant chez M. de Sully, il est demandé à la porte, où il trouve Rohan avec quatre coquins qui lui donnent des coups de bâton. [« Tandis que M. de Chabot faisait tomber Voltaire dans un guet-apens, il criait à ses gens : “Ne frappez pas sur la tête, il en peut sortir encore quelque chose de bon” », rapportera d’Argenson dans ses Mémoires.]
« Il court à l’Opéra où était Mme de Prie, court à Versailles se plaindre, à qui ? à Maurepas, grand maître des chansons, qui ne peut rien pour lui que faire chansonner son affaire. Voltaire rage et cherche Rohan. En vain pendant deux mois entiers (février-mars). Il ne trouve partout que de mauvais plaisants, d’aveugles sots qui disent : “Tant mieux ! le moqueur est moqué !” ».

Telle est effectivement la réaction du prince de Conti, si louangeur au moment d’Œdipe, toujours à lire d’Argenson : « M. le prince de Conti, apprenant cette aventure, dit que les coups de bâton étaient bien reçus, mais mal donnés ».

 

 

 

 

Le Tsar Pierre, qui connaissait son habileté et son machiavélisme, disait du Comte Piotr A. Tolstoï :

"Ce Pierre Andreïevitch est de toutes les manières un très habile homme ; mais quand on a affaire à lui, il faut avoir dans sa poche une bonne pierre, pour lui casser les dents en cas qu'il lui prenne envie de mordre."

 

J'espère que cela vous a appris quelque chose en vous amusant.

 

Cordialement

Jacques Le Bris

 

P. S. : Si vous voulez poursuivre cette investigation amusante, je vous rappelle que cet article fait partie de la série  Histoire ancienne

 

 

 

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De 1710 à 1719, Histoire de s'amuser

20 Février 2015, 18:42pm

Publié par Blogmestre

L'inondation de Noël est une catastrophe survenue à la fin l'année 1717 en raison de la grande marée de Noël et d'une onde de tempête associée. Entre les Pays-Bas et le Danemark, de nombreuses ruptures de barrages ont provoqué des inondations dévastatrices. De Tønder dans le nord du Duché de Schleswig à Emden en Frise orientale environ 9 000 personnes ont été noyées, 2 500 aux Pays-Bas. Le drame de l'inondation a été ensuite accru par la tempête de la nuit du 25 au 26 février 1718.

L'inondation de Noël est une catastrophe survenue à la fin l'année 1717 en raison de la grande marée de Noël et d'une onde de tempête associée. Entre les Pays-Bas et le Danemark, de nombreuses ruptures de barrages ont provoqué des inondations dévastatrices. De Tønder dans le nord du Duché de Schleswig à Emden en Frise orientale environ 9 000 personnes ont été noyées, 2 500 aux Pays-Bas. Le drame de l'inondation a été ensuite accru par la tempête de la nuit du 25 au 26 février 1718.

 

 

Bonjour,

 

Cela fait plus de quatre siècles que nous avons remontés ensemble. Le 18e siècle nous a accueilli sans pour autant nous annoncer une Révolution proche en France, quoique l'époque du Roi Soleil s'estompe.

Je poursuis l'aventure, histoire de nous amuser un peu dans ce monde de crapules.

L'invention de l'imprimerie m'a obligé à modifier le protocole de création des tweets de mon Histoire ancienne.

 

Rappel : Je réalise donc sur Twitter une série de tweets qui sont construits comme suit :

- Je constate le mois courant : au moment où j'écris cet article c'est février (2015)

- Je relève sur mon compteur le nombre de mes amis : 1710 (pour commencer)

- Je vais sur Wikipedia, j'interroge ce mois et le nombre d'amis courant.

- Je choisis arbitrairement un évènement marquant proposé (De plus en plus de Twittos créant des tweets sur l'histoire, Twitter est devenu ma source principale pour guider ma décision d'émettre tel ou tel évènement.)

- Je tweete à propos de l'évènement sélectionné

 

Voici ce que cela donne de février 1710 à février 1719. Un signe ne trompe pas sur le climat social en France, l'inhumation de Louis XIV s'effectue de nuit à Saint-Denis pour éviter les quolibets.

 

 

 

 

 

 

La « réforme Maupeou » mérite qu'on s'y arrête :

Maupeou avait d'ores et déjà fait preuve de fermeté face au Parlement de Bretagne. Pour mettre un terme à la guerre ouverte menée par les Parlements au pouvoir royal, Maupeou réalise, en 1771, un spectaculaire coup de force pour reprendre en main le pouvoir judiciaire. Les parlementaires parisiens furent arrêtés et exilés (arrêt du Conseil du 20 janvier 1771), leurs charges confisquées puis rachetées par l'État (édit d'avril 1771). L'immense ressort du Parlement de Paris fut divisé en six circonscriptions avec au sein de chacune un Conseil supérieur, nouvelle juridiction souveraine, le Parlement de Paris subsistant mais à la tête d'une circonscription plus réduite (édit du 23 février 1771). Pour ces nouvelles juridictions, la vénalité des offices est abolie, les magistrats étant désignés par le Roi, mais inamovibles, et rétribués par l'État. La réforme fut vivement combattue par l'ancienne magistrature ainsi que par la noblesse – dont les Parlements défendaient alors les privilèges – avec à leur tête les Princes du sang, et par les jansénistes et gallicans, puissants dans les milieux parlementaires.

Certains philosophes dénoncent aussi ce « coup d'État » qui porte atteinte à la constitution de la monarchie. Mais elle fut soutenue par Voltaire, qui détestait les parlements, responsables d'erreurs judiciaires retentissantes comme l'affaire Calas. À son avènement, Louis XVI, sur les conseils de Maurepas, renvoya Maupeou – pour qui il n'avait pas de sympathie personnelle (il le trouvait arrogant : « à peine me fait-il l'honneur de me voir, il ne me fait pas celui de me parler ») – en lui retirant les sceaux (24 août 1774), rappela les anciens magistrats et rétablit les Parlements dans leur état antérieur, anéantissant la réforme de Maupeou à qui on prête ces paroles : « J'avais fait gagner au roi un procès de trois siècles. Il veut le reperdre, il est bien le maître. » Jean-Christian Petitfils indique qu'il aurait ajouté de façon bien moins sentencieuse : « il est foutu ».

 

 

Après cette fête où l'on voit le futur Louis XV à la droite de son arrière-grand-père, Louis XIV mourut le 1er septembre suivant. Voyons ce que relate Wikipedia à ce sujet :

Le samedi 31, la nuit et la journée sont détestables. Il n’a que de rares instants de connaissance. La gangrène gagne le genou et toute la cuisse. On lui donne du remède que sa belle-fille, la duchesse du Maine, a apporté et qui est excellent pour la petite vérole.
Mais le lendemain, 1er septembre 1715, Louis XIV meurt d'une ischémie aiguë du membre inférieur, causée par une embolie liée à une arythmie complète, compliquée de gangrène à 8 h 15 du matin, entouré de ses courtisans, après cette agonie de plusieurs jours. Son règne a duré soixante-douze années et cent jours (soixante-quatre années de règne effectif si on retire la période de la régence de 1643 à 1661).

Après que sa dépouille eut été exposée durant huit jours dans le salon d'Hercule, il fut transporté de nuit le 9 (pour éviter que la population ne fasse la fête sur le passage du cortège funèbre) à Saint-Denis, où il fut inhumé, muni des sacrements de l'Église catholique, comme se devait de l'être ce "Roi Très Chrétien".

 

 

 

 

 

Ce tweet reflète bien les difficultés économiques de l'époque :

Le système de Law, imaginé par l'Écossais John Law en développant l'utilisation de papier-monnaie plutôt que d'espèces métalliques, et afin de faciliter le commerce et l'investissement, a été mis en place en France, sous la régence de Philippe d'Orléans, de 1716 à 1720, dans le but de liquider la dette laissée par Louis XIV.

Créée par Law, la Banque générale — société par actions — va jusqu'à absorber l'activité coloniale française de sa société sœur, la Compagnie perpétuelle des Indes. À l'origine des premières grandes émissions de titres boursiers, le système de Law est une étape incontournable de l'histoire des bourses de valeurs.

La spéculation qui se joue sur les actions des différentes sociétés de Law va finalement en ruiner le système, lorsque le cours retombe aussi vite qu'il n'était monté, suite à un mouvement de panique. Quand les actionnaires et porteurs de billets, à partir de juillet 1720, demandent subitement à récupérer leur or, les richesses coloniales ne sont pas encore arrivées et le numéraire fait défaut : le système doit alors admettre sa banqueroute.

 

Caricature de John Law de Lauriston et de son système (1720)

 

J'espère que cela vous a appris quelque chose en vous amusant.

 

Cordialement

Jacques Le Bris

 

P. S. : Si vous voulez poursuivre cette investigation amusante, je vous rappelle que cet article fait partie de la série  Histoire ancienne

 

 

 

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